Affaire Wallace (30 septembre 2017)

Source : Semáforo
Auteur : Exal Baltazar Juan Ávila
Le 30 Septembre 2017
Traduction : Emmanuelle Gauthier-Lamer (Publication originale en Espagnol le 3 Septembre 2017)

 

Avec l’aimable autorisation de l’auteur: Exal Baltazar Juan Ávila

 

Isabel Miranda de Wallace poursuivie pour 900 millions de pesos.
Televisa et TV Azteca doivent permettre un droit de réplique

 

VERT.

Il ne fait aucun doute qu’ « à chaque saint son jour de fête », et pour la présidente de l’Organisation « Alto al Secuestro »; A.C. Isabel Miranda Torres ou Isabel Miranda de Wallace, ce jour est arrivé.

 

JAUNE.

La protection et le pouvoir que lui a donné l’ancien Président de la République du Mexique, Felipe Calderón Hinojosa; son « œuvre machiavélique »: avec le temps, elle a perdu sa force et sa crédibilité.

Pendant de nombreuses années, cette dame a profité d’une impunité totale que les médias télévisuels tels que Televisa et TV Azteca, ainsi que certains médias de la presse écrite lui ont apportée en lui offrant une plateforme et en lui permettant de transformer en victime plusieurs personnes en majorité innocentes; en lui offrant également un appui de par la couverture journalistique et les entrevues exclusives à Isabel Miranda.

L’opinion publique a cessé de se laisser influencer de la sorte en même temps que les juges, ministères publics, magistrats, avocats, chefs de corps policiers, voire même des gouvernements fédéraux et étatiques, qui en ont eu assez de se faire intimider par ce pouvoir politique et économique évident qui à travers de ses déclarations publiques, a un impact sur la population.

Cette attention médiatique a donné à la dame Wallace un tel sentiment de sécurité qu’elle s’est permise de verser dans mille et une contradictions dans ses propres déclarations. Pire encore, elle s’est crue dans ses propres mensonges en pensant que la population ne se rendra pas compte de ces incohérences. Du moins, c’est ce que l’on constate en lisant les nombreuses opinions la dénonçant qui circulent sur les réseaux sociaux vis-à-vis chaque publication d’un des médias mentionnés plus haut.

Cette confiance excessive d’Isabel Miranda mêlée à l’attrait démesuré du pouvoir et de la richesse l’a amené à commettre les plus horribles atrocités, notamment le fait d’avoir accepté et déclaré publiquement la « séquestration et assassinat » de son fils Hugo Alberto Wallace Miranda en 2005. Comment une mère peut-elle accepter la mort de son fils sans que le corps n’ait eut été trouvé? Pourquoi Isabel Miranda insiste sur l’assassinat de son fils?

La seule réponse à ces questions est que, autant la séquestration que l’assassinat de son fils sont une farce, comme l’ont mentionné plusieurs journalistes d’enquêtes. De nombreux doutes planent sur sa personne si l’on compare à l’expérience des 43 étudiants d’Ayotzinapa, dont les parents n’ont jamais accepté la série de versions « officielles » selon lesquelles leurs enfants seraient morts, ceux-ci affirment et le répètent: « s’il est vrai qu’ils sont morts, où sont leur corps ? ».  Ainsi, à qui Miranda de Wallace tente de convaincre de la mort de son fils? Bien que ce qui s’est passé auparavant est un tout autre sujet à part entière, il est nécessaire de se rappeler comment initialement cette dame a commencé à apparaître dans les médias aux niveaux national et international.

Dernièrement, Isabel Miranda de Wallace, ou Isabel Miranda Torres, a recommencé à accaparer les médias d’information, mais cette fois à son encontre, suite aux nombreuses poursuites qu’elle a reçues.

En l’occurrence, l’activiste et défenseure des droits humains Mary Sainz poursuit Isabel Miranda pour préjudice moral, pour l’avoir désigné comme membre du groupe criminel « los Z ». Il s’agit d’une plainte de plus dans le litige contre Isabel Miranda, cette dernière étant associée à de l’espionnage gouvernemental.

Le 19 juillet dernier, un des médias de communication les plus importants de Ciudad Madero, Tamaulipas, a publié la nouvelle suivante: « Isabel Miranda Wallace n’a pas cessé de harceler Mary Sainz de différentes manières, la plus grave d’entre elles étant de l’avoir rapporté comme faisant partie du crime organisé, ce qui est totalement faux et la met dans une position très risquée, ainsi qu’à sa famille. Cette situation l’effraie, bien qu’elle ait déjà déposé la poursuite nécessaire devant la FEADLE, qui est le ministère public spécialisé dans les méfaits contre la liberté d’expression et les droits humains.

Mary Sainz, une activiste exceptionnelle de Tamaulipas, elle a participé à de nombreuses luttes et ce fût le 12 février qu’elle confronta Miranda durant la marche « Vibra México » organisée le 12 février en appui au titulaire de l’exécutif Enrique Peña Nieto. Sa présence fut mal vue et un groupe d’activiste la traita d’ « assassine », de « rata » et de « corrompue ». Miranda se sentit obligée de se retirer de la marche, même si, selon ce qui lui est reproché, elle avait reçu plusieurs millions de pesos pour être vue pendant la marche en soutien au gouvernement, ce qui n’est pas la première fois qu’elle ait été utilisée de la sorte en commettant de graves abus.

À la suite de ces événements, Miranda a déclaré aux médias que l’activiste Mary Sainz était un homme habillé en femme, qui était allé à la marche munie d’une arme et qui avait essayé de la tuer et c’est ainsi avec audace que Miranda associa Sainz avec le groupe criminel Los Zetas en répandant davantage cela sur les réseaux sociaux.

Il convient de mentionner que ce n’est pas la première fois qu’Isabel Miranda fût dénoncée, entre autres pour espionnage. En 2007, l’ancienne Agence d’investigations fédérales a entamé des poursuites contre elle pour possession de matériel d’espionnage.

Dans le cas du journaliste Guadalupe Lizárraga, l’accusée a écrit sur Twitter que, en raison du fait que la PGR et la CNDH « ne font pas leur travail », qu’il est encore en liberté, insinuant par-là que le journaliste aurait commis un délit et qu’il devrait être en prison. Cet événement est survenu le 26 juin. En plus du recours collectif, se prépare une poursuite pour harcèlement envers le journaliste et envers l’activiste David Bertet, suite à ce qui est arrivé en novembre 2016, lorsque Miranda a engagé deux agents ministériels afin qu’ils les menacent pour qu’ils aient à se déclarer à une subdélégation de Basse-Californie, après avoir participé à un événement universitaire sur les droits humains.

L’avocat José E. Patiño Hurtado et l’organisation canadienne pour les droits humains « En Vero », ont déposé un recours collectif contre Isabel Miranda Torres pour dommages moraux à l’endroit d’activistes, de journalistes ainsi que de victimes du cas fabriqué Wallace. L’avocat a expliqué que les violations des droits humains que Miranda a commises envers six personnes sont en lien avec le système d’espionnage gouvernemental Pegasus, c’est pourquoi il demande la somme de 900 millions de pesos en dommages et intérêts.

En plus des calomnies et de la diffamation qu’a répandu Miranda, celle-ci a menacé et a fait courir des risques aux plaignants en liant ceux-ci à des groupes criminels et en recrutant des agents ministériels de du procureur de la République dans le but de les harceler. Tandis que les enregistrements téléphoniques furent fournis par elle-même, selon sa déclaration dans les médias, elle les a diffusés massivement dans ses réseaux sociaux. » Rapporte le journal.

D’autre part, David Ed Castellanos Tiran mentionne dans son commentaire intitulé « Activistes contre activistes » (Activistas vs. activistas) : « La situation est que l’Association canadienne pour le droit et la vérité, « En Vero« , est venue à la défense de: Mary Sainz, Enriqueta Cruz, Brenda Quevedo, Guadalupe Lizarraga, Juan Carlos et Alejandro Vallarta, Florence Cassez y Jacobo Tagle, lesquels ont reçu des accusations arbitraires d’Isabel Miranda de Wallace. »

Il est très déroutant que la présidente de l’association Alto al Secuestro fasse ce type d’accusations. Dans ce cas, où sont passées la secrétaire du gouvernement et toutes les sous- secrétaires ayant vu Mary Sainz manifester dans tout le Mexique et qui ne l’identifient pas comme une membre des Zetas? Que se passe-t-il avec SEDENA, SEMAR, PGR s’il y a une criminelle avec un nom, une figure et un prénom? Serait-il possible que la dame Isabel Miranda de Wallace serve en réalité une branche du gouvernement tel qu’elle en fut accusée et que ce serait pour cela qu’elle a attaqué de cette manière l’activiste? Une chose est sûre, si l’activiste fait réellement parti des Zetas, elle ne pourrait pas ni ne chercherait à montrer son visage librement à Tampico et Tamaulipas.

 

ROUGE.

Televisa et TV Azteca ainsi que des médias de la presse écrite et radio, ont violé des droits humains en toute impunité, y compris le droit de réplique à ceux et celles présentés comme « présumés coupables »; sans non plus respecter la « présomption d’innocence ».

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